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Le principe d'indiscernabilité, par Michel TROUBLÉLes qualités sensibles : la clé du vivant. La puissance de la subjectivité. (Michel TROUBLÉ)Hans Jonas  - Essais philosophiques, Du crédo ancien à l'homme technologiqueQu'est-ce que le juste ? La conception de Michael WalzerLes réductionnismes scientifiques

Les enfants sauvages de Lucien MALSON

13 Avr

Les enfants sauvages de Lucien MalsonS’il est un livre philosophique qui nous en apprend beaucoup sur la « nature humaine » et qui fait voler en éclat nombre de préjugés, c’est bien ce livre : Les enfants sauvages. Pour aller droit au but, ce livre pose parfaitement la question de la distinction entre nature et culture, entre l’inné et l’acquis en l’homme. Beaucoup y apprendront que l’humanité est davantage un processus d’acquisition que de l’ordre de l’innéité. Plus largement, il permettra même de se demander s’il existe une « nature humaine », cette dernière se réduisant comme peau de chagrin à la lumière des analyses de Lucien MALSON. A moins de changer le sens de l’expression « nature humaine » auquel on pense spontanément et de déplacer ce concept vers celui de culture : en l’homme, nature et culture sont intimement liées.

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Nietzsche : Il faut apprendre à aimer – Le Gai Savoir

10 Avr

Friedrich NietzscheS’il est un auteur qui a profondément marqué ma conception du monde, c’est bien Nietzsche. Découvert vers mes 18 ans, Le gai savoir est l’un de mes plus précieux ouvrages de philosophie. Simple de lecture en apparence, il ne s’ouvre pourtant qu’à celui qui lit et relit avec patience les aphorismes dont il est composé. L’argumentation est souvent complexe et subtile. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un des courts aphorismes de ce livre : « Il faut apprendre à aimer ». Ce texte défend l’idée qu’aimer une chose n’est bien souvent pas spontané, mais requiert au contraire des efforts et de la patience.

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L’ontologie de Hans JONAS vue par Carlo FOPPA

07 Avr

Carlo FOPPA - l'ontologie de Hans JONAS

Lors de ma maîtrise de philosophie, j’ai été amené à lire un grand nombre de commentateurs de l’oeuvre du philosophe allemand Hans JONAS. Si la littérature qui lui est consacrée est surtout négative et particulièrement critique, certains proposent des analyses plus fines, par exemple Carlo FOPPA ou encore Paul RICOEUR. Concernant ce premier, je vous conseille notamment « L’ontologie de Hans JONAS à la lumière de la théorie de l’évolution« , que l’on peut trouver dans l’ouvrage collectif Nature et descendance, Hans Jonas et le principe « Responsabilité » (Dennis Müller et René SIMON éd.).

Pour rappel (Cf. articles précédemment publiés et notamment mon mémoire), Hans JONAS défend une ontologie moniste, notamment au travers de la théorie de « l’affirmation de l’être », mise en exergue au travers du vivant et du métabolisme. Tentant de réintroduire le finalisme dans la compréhension du vivant, Hans JONAS semble alors tenir un discours en opposition avec le discours scientifique : « Il est évident qu’une telle démarche n’est pas sans risques, et surtout que Jonas devient, ce faisant, la cible des scientifiques, qu’ils soient ou non positivistes« . La problématique est alors la suivante : peut-on concevoir le vivant selon une perspective téléologique, sans cependant être en contradiction avec les sciences, et notamment la biologie ?

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Epictète, Entretiens, III-XIII : la paix intérieure dans le stoïcisme

20 Fév

EpictèteSituation du texte étudié

Le texte dont nous allons entreprendre aujourd’hui l’étude est extrait des Entretiens d’Epictète (III-XIII). Il a pour thème des éléments essentiels de la philosophie d’Epictète et, plus généralement, du stoïcisme, à savoir la tranquillité et l’indépendance.

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David Hume,Traité de la nature humaine, I-4-6 : L’identité personnelle

17 Jan

Situation de l’extrait analysé

Texte analysé : David Hume, Traité de la nature humaine, livre I, 4ème partie, section VI. Dans cette oeuvre, Hume défend une conception empirique de la connaissance. La conséquence majeure en est une critique de la causalité, mais également des notions métaphysiques telles que le moi. La quatrième partie consiste en une opposition du système de Hume, c’est-à-dire sceptique, aux autres systèmes philosophiques. J’analyse ici les quatre premiers paragraphes.

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Le doute est-il un échec de la raison ?

04 Oct

Le doute est-il un échec de la raison ?Introduction

En première analyse, on parle d’échec lorsqu’un but est poursuivi mais manqué, non atteint, pour quelque raison que ce soit.

Parmi les buts de la raison, on peut évoquer la distinction du vrai et du faux, les jugements corrects, l’établissements de liens entre les raisonnements, la compréhension, la connaissance, etc.

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Tuer et laisser mourir de faim par James RACHELS

27 Sep

Tuer et laisser mourir de faimLu et étudié lors de mon mémoire de maîtrise en 2002, je ne peux que vous recommander l’article du philosophe James RACHELS intitulé Tuer et laisser mourir de faim (in « La responsabilité, questions philosophiques » dirigé par Marc Neuberg, PUF) dont voici une brève analyse.

La thèse de RACHELS : laisser mourir équivaut à tuer

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Hans Jonas – Pour une éthique du futur

13 Sep

pour une éthique du futur de Hans JonasA la suite de la publication de son ouvrage majeur (Le Principe responsabilité), Hans Jonas n’a pas cessé d’expliciter, de reformuler, parfois de modifier ses thèses auprès du public, soit au travers d’articles, soit au travers de conférences.

Pour une éthique du futur est un recueil contenant deux textes indépendants de Hans Jonas, tirés de conférences.

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Hans Jonas – Le concept de Dieu après Auschwitz

13 Sep

Concept de Dieu après Auschwitz de Hans JonasIntroduction

Comme Hans Jonas le précise lui–même dès les premières lignes de Le concept de Dieu après Auschwitz, ce texte constitue un « morceau de théologie franchement spéculative ». Autrement dit, Jonas va se livrer à une réflexion sur le concept de Dieu, et ainsi mettre en avant ses réflexion sur la façon dont on doit concevoir Dieu après l’holocauste : en quoi cette tragédie nous oblige–t–elle particulièrement à modifier le concept que l’on a habituellement de Dieu ?

Se livrant à de telles réflexions théologiques, Jonas, comme il le remarque lui–même, s’oppose par exemple à Kant pour qui nulle théologie rationnelle n’est possible (on ne peut pas connaître Dieu, ce n’est qu’une Idée de la raison) ou encore au positivisme (selon Carnap, les énoncés métaphysiques sont dénués de sens : ce ne sont que des simili–énoncés qui ne font qu’exprimer un Lebensgefühl, c’est–à–dire un sentiment de la vie). Est–ce alors se livrer à l’irrationalisme, aux divagations de la pure et irrationnelle croyance ?

Ce que va faire Jonas n’est en aucun cas un exercice irrationnel, inspiré par sa croyance religieuse, ce n’est pas un un acte de renoncement à la raison et à la rationalité : c’est précisément philosophiquement qu’il va se livrer à une analyse du concept de Dieu.

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Conclusion sur le rêve chez Freud et Bergson

13 Sep

Le rêve chez Freud et Bergson - analyse philosophiqueComment penser le rapport entre Freud et Bergson ? Sont-ce deux théories « rivales »? Une telle interprétation trop rapide doit en fait cèder la place à la thèse de la complémentarité des deux théories.

Si Bergson cite rapidemment Freud (la psychanalyse n’avait pas encore toute sa renommée), il faut surtout retenir ce passage suivant : « Explorer l’inconscient, travailler dans le sous-sol de l’esprit avec des méthodes spécialement appropriées, telle sera la tâche principale de la psychologie dans le siècle qui s’ouvre ».

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