Ernst Cassirer est un philosophe allemand néokantien de la fin XIXème – début XXème. Son apport majeur à la philosophie réside dans le concept de “forme symbolique”. Le concept de forme symbolique (in Trois essais sur le symbolique) constitue une excellente introduction à son système philosophique. Il s’agit pour Cassirer d’interroger notamment le rapport entre l’esprit et le monde, la relation intime qui relie les deux. Ce rapport, pour Cassirer, prend la forme du symbole, quel que soit le domaine spirituel interrogé : religion, art, sciences, métaphysique… Autrement dit, l’esprit élabore des symboles pour appréhender le monde.
Archives de la catégorie ‘Textes’
Lecture – Les enfants sauvages de Lucien MALSON
S’il est un livre philosophique qui nous en apprend beaucoup sur la “nature humaine” et qui fait voler en éclat nombre de préjugés, c’est bien ce livre : Les enfants sauvages. Pour aller droit au but, ce livre pose parfaitement la question de la distinction entre nature et culture, entre l’inné et l’acquis en l’homme. Beaucoup y apprendront que l’humanité est davantage un processus d’acquisition que de l’ordre de l’innéité. Plus largement, il permettra même de se demander s’il existe une “nature humaine”, cette dernière se réduisant comme peau de chagrin à la lumière des analyses de Lucien MALSON. A moins de changer le sens de l’expression “nature humaine” auquel on pense spontanément et de déplacer ce concept vers celui de culture : en l’homme, nature et culture sont intimement liées.
Lecture – Nietzsche : Il faut apprendre à aimer
S’il est un auteur qui a profondément marqué ma conception du monde, c’est bien Nietzsche. Découvert vers mes 18 ans, Le gai savoir est l’un de mes plus précieux ouvrages de philosophie. Simple de lecture en apparence, il ne s’ouvre pourtant qu’à celui qui lit et relit avec patience les aphorismes dont il est composé. L’argumentation est souvent complexe et subtile. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un des courts aphorismes de ce livre : “Il faut apprendre à aimer”. Ce texte défend l’idée qu’aimer une chose n’est bien souvent pas spontané, mais requiert au contraire des efforts et de la patience.
Lecture – Epictète, Entretiens, III-XIII : la paix intérieure dans le stoïcisme
Situation du texte étudié
Le texte dont nous allons entreprendre aujourd’hui l’étude est extrait des Entretiens d’Epictète (III-XIII). Il a pour thème des éléments essentiels de la philosophie d’Epictète et, plus généralement, du stoïcisme, à savoir la tranquillité et l’indépendance.
Lecture – Tuer et laisser mourir de faim par James RACHELS
Lu et étudié lors de mon mémoire de maîtrise en 2002, je ne peux que vous recommander l’article du philosophe James RACHELS intitulé Tuer et laisser mourir de faim (in “La responsabilité, questions philosophiques” dirigé par Marc Neuberg, PUF) dont voici une brève analyse.
Lecture : Hans Jonas – Pour une éthique du futur
A la suite de la publication de son ouvrage majeur (Le Principe responsabilité), Hans Jonas n’a pas cessé d’expliciter, de reformuler, parfois de modifier ses thèses auprès du public, soit au travers d’articles, soit au travers de conférences. Pour une éthique du futur est ainsi un recueil contenant deux textes indépendants de Hans Jonas, tirés de telles conférences.
Lecture : conclusion sur le rêve chez Freud et Bergson
Comment penser le rapport entre Freud et Bergson ? Sont-ce deux théories « rivales »? Une telle interprétation trop rapide doit en fait cèder la place à la thèse de la complémentarité des deux théories.
Lecture – L’ontologie de Hans JONAS vue par Carlo FOPPA
Carlo FOPPA
Lors de ma maîtrise de philosophie, j’ai été amené à lire un grand nombre de commentateurs de l’oeuvre du philosophe allemand Hans JONAS. Si la littérature qui lui est consacrée est surtout négative et particulièrement critique, certains proposent des analyses plus fines, par exemple Carlo FOPPA ou encore Paul RICOEUR. Concernant ce premier, je vous conseille notamment “L’ontologie de Hans JONAS à la lumière de la théorie de l’évolution“, que l’on peut trouver dans l’ouvrage collectif Nature et descendance, Hans Jonas et le principe “Responsabilité” (Dennis Müller et René SIMON éd.).
Pour rappel (Cf. articles précédemment publiés et notamment mon mémoire), Hans JONAS défend une ontologie moniste, notamment au travers de la théorie de “l’affirmation de l’être”, mise en exergue au travers du vivant et du métabolisme. Tentant de réintroduire le finalisme dans la compréhension du vivant, Hans JONAS semble alors tenir un discours en opposition avec le discours scientifique : “Il est évident qu’une telle démarche n’est pas sans risques, et surtout que Jonas devient, ce faisant, la cible des scientifiques, qu’ils soient ou non positivistes“. La problématique est alors la suivante : peut-on concevoir le vivant selon une perspective téléologique, sans cependant être en contradiction avec les sciences, et notamment la biologie ?
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