Si dans notre précédente analyse nous avons directement abordé la responsabilité envers les générations futures, nous nous tournons à présent vers le thème de la responsabilité envers les populations actuellement défavorisées. Nous défendrons, dans un premier temps, l’idée selon laquelle l’utopie technologique, si nous nous plaçons du point de vue des populations démunies et affamées, est à dénoncer et à combattre.
Nous verrons ensuite qu’au-delà des particularités communautaires, une transcendance de l’éthique par l’universel est une nécessité : au-delà des lois et morale d’un pays propres à lui-même et à sa propre population, la précarité d’une partie, qui plus est majoritaire, de la population mondiale nous oblige à élargir les frontières d’application de la justice sociale.